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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /2006 10:58
Aie, voilà 20 jours que je n'ai rien écrit...et Géraldine me le signale.
Je vais tenter d'en trouver la raison (de pourquoi je n'ai rien écrit en 20 jours, pas de pourquoi Géraldine me le signale).

Hyp 1 : plus rien à dire

Heu non, ça c'est pas possible car j'ai toujours des trucs à dire, sur tout, sur rien. De l'horoscope de ma copine de bus à la couleur de la route en hiver en passant par l'achat de mon cadeau de noël...

Justement, à propos  du cadeau de noël que je me suis acheté : il s'agit d'un creative zen vision M (genre I-pod, mais pas de la marque fruitée).

Je le déballe, je l'allume et là, ma première action a été (par pure maladresse) de sélectionner le japonais comme langue d'affichage.
Sauf que je ne parle bien évidemment pas le japonais, que je le lis encore moins (je sais dire mushi-mushi, mais pas l'écrire ni le lire) et que de ce fait je me suis pris la tête pendant près de 2 heures à essayer de retrouver le chemin dans les divers menus déroulant afin de pouvoir reconfigurer l'appareil en français (même russe je prenais...).


Hyp 2 : l'angoisse du "à faire"

Vous savez ce type d d'angoisse qui vous envahit (surtout au boulot) et qui fait que votre première action (après le café, il faut toujours commencer après le café) est d'envoyer un mail à vos collègues de boulot pour leur dire qu'aujourd'hui vous n'avez rien envie de faire.

Puis vous regardez votre bureau : des dizaines de post-it de taches urgentes à faire absolument avant 10 heures. Des piles de dossiers qui s'accumulent (avec des post-it dessus rappelant qu'ils sont urgents). Le tableau blanc avec toutes ces choses à créer, mettre à jour, ces personnes à appeler, le programme pour les mois à venir...ce ce tableau qui se remplit mais qui ne s'efface jamais.
Vous vous prenez la tête entre les mains. En plus vous êtes fatigué car la nuit, vous avez justement "rêvé" de tout cela, de la réunion avec le directeur, de son annonce comme quoi vous auriez un collègue en moins dans votre équipe mais du boulot en plus ("vous êtes tellement compétent") du truc à pas oublier, de l'année 2007 qui va être pire que 2006 au cours de laquelle vous aviez parfois l'impression d'être l'incarnation du mythe de Sysiphe.

Bref une telle angoisse qu'en rentrant le soir chez vous, quand vous allumez votre PC erso, vous avez davantage envie de vous balader sur les blogs des autres (pour oublier votre journée à vous) que d'écrire, ne serait-ce qu'une ligne.

Hyp 3 : des milliers d'amis qui veulent vous voir

Je ne sais pas si vous l'avez déjà remarqué, mais il y a des périodes où vous avez l'impression que tous les gens que vous connaissez veulent passer du temps avec vous, mais au même moment.
Donc le lundi : c'est récupération du week-end - couchée à 21heures.
Le mardi : faut aller faire les courses car le frigo est déspérement vide (à cause du week-end et vu que le lundi pas eu le courage de le faire).
Le mercredi, c'est l'apéro avec les amis de la croix-rousse.
Le jeudi c'est l'apéro avec Steph.
Le vendredi c'est soit soirée avec les uns, ou les autres, ou d'autres encore. L'idée c'est de se coucher à l'aube.
Le samedi y'a 12 personnes qui viennent diner chez moi (lancé les invitations, sans réfléchir, au cours des apéros de la semaine..). Donc réveil difficile + courses + cuisine+ rangement...
Dimanche : réveil très difficile, impression d'être dans un cendrier géant. Il faut refaire tout le ménage de la veille, une heure de vaisselle...Besoin d'une sieste...et hop, il est déjà 21 heures...

(Ajouter à ce programme, bien évidemment, la participation à toutes ces activités, de la  belle aux yeux verts, ce qui contribue, mais avec plaisir à diminuer les temps de sommeil...).

Bref, peu de temps pour bloguer...




Par hannah - Publié dans : olivette
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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /2006 17:30
Je viens de m'apercevoir que :

- Soit j'ai un bras plus court que l'autre (le droit)

- Soit les manches droites de mes pulls et autres "hauts" (à manches longues) sont toujours plus longues que les gauches.

- Soit j'ai un bras plus long que l'autre (le gauche)

- Soit les manches gauches de mes pulls et autre "hauts" (à manches longues) sont toujours plus courtes que les droites

C'est décidé, ce week-end, je me baladerai en T-shirt !!


Demain, je me réveillerai avec du rouge à lèvres, vu que je vois Stephane et que je ne sais pourquoi on va encore boire du vin.

Vendredi prochain c'est 8 décembre, soit la fête des lumières (et ouf, contrairement à l'année passée, pas de travail le lendemain), et là ce sera vin chaud. Il faudra que je vois s'il marque aussi mes lèvres, mais je ferai fi de mes bras asymétriques et sortirai en pull (avec des gants ça se remarquera peut-être pas).

Par hannah - Publié dans : olivette
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 20:25
Je l'ai revue et, heureusement, les anciens sentiments, qui s'étaient réveillés (mais pas tout à fait) lors de notre "première" rencontre (après la fin), ne sont pas revenus, ou en tous cas pas aussi forts.
C'était bien.
Ca ressemblait, mais pas encore tout à fait, à cette complicité qu'on est capable de construire avec certain(e)s ex.
Pour y arriver tout à fait je sais qu'il faudra aussi passer par l'étape "vidage de sac", ou on se redira tous les reproches lancés le jour de la fin. Mais avec moins de violence, moins de peine, de l'humour et même une certaine tendresse. Ca fera quand même un peu mal, sentiment de gachis inévitable. Mais la page tournée, et des reproches qu'on dira constructifs.
J'aime cette complicité avec mes ex.
Peut-être même un jour qu'on arrivera à dormir ensemble, mais ça c'est une étape dure, très dure à passer.
On se donnera des conseils, on se confiera des secrets sur notre vie sentimentale, on sollicitera des conseils, on sortira et en fin de soirée, un peu enivrées on se dira avec une pointe de nostalgie que c'était quand même bien ces moments ensemble. On se dira "je t'ai vraiment aimé", comme on ne se l'était jamais dit "avant". Et on sentira à quel point c'était vrai, comme on ne l'avait jamais senti "pendant". On aura envie de se prendre dans les bras, mais sans désir, juste un amour fidèle et platonique.
On se présentera "la nouvelle", qu'on aimera jamais vraiment, surtout au début, le temps de s'habituer à être remplacée. Mais son avis, son jugement - tout subjectif qu'il soit - comptera quand même.
On comptera l'une sur l'autre, mieux encore, et avec plus de confiance que jamais.
Et on pensera l'une à l'autre parfois avec tristesse aussi, de se rendre compte que c'est terminé, pour toujours, pour la vie.
Par hannah - Publié dans : olivette
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 20:21
Je l'ai revue. Elle m'a envoyé un mail que je n'attendais plus. Elle voulait qu'on se voit.
J'ai accepté.
Et donc on s'est revue.
Rendez-vous à 17h00 chez Félix. Ca s'est terminé à  plus d'1heure du mat, ivres, chez moi.
Ses yeux verts si translucides, son sourire, sa peau...sa peau lacérée...Automutilations.
J'ai été troublée. Certes il y a la belle aux yeux verts, mais j'ai été troublée quand même. Je crois que je ne sais pas désaimer totalement. J'aime toujours.
Il ne s'est rien passé mais je crois qu'une partie de moi le souhaitais plus ou moins secrètement, plus ou moins consciemment.
Mais je ne voulais pas non plus qu'il se passe quelque chose. Pour la belle aux yeux verts d'abord, mais aussi pour moi. J'ai eu mal. Je sais que je suis toujours attirée, foutue attirance de merde. Son regard, son regard qui m'aimante. Sa peau que la mienne veut sentir.
Mais ce n'est pas possible. Ce n'est plus possible.
8 heures, presque une journée, 8 heures à boire des bières, d'abord pour se donner du courage, une contenance, en vidant ces verres. Puis après je ne sais plus...
Sa douleur exprimée sur ses bras, cette douleur que j'ai voulu soigner à l'époque et ce qu'elle a voulu fuire, était encore plus flagrante, lignes blanches et parallèlèles (faites à l'aiguille médicale) et n'ont fait que souligner mon impuissance à la "sauver", moi qui voulait tant la sauver, la protéger, l'aimer, la chérire (jusqu'à ce que la mort nous sépare). Mais c'est elle qui nous a séparée...Elle n'a pas voulu que je prenne sa douleur (Camille, pourtant...).
Ces  8 heures à parler comme peut-être jamais autant auparavant.
Puis ce second mails, à peine deux jours après, elle qui n'écrit jamais, même pas pour répondre.
Ce second mail pour me dire qu'elle avait passé une très bonne soirée, et qu'elle aimerait qu'à l'occasion on recommence...
Je la reverrai donc.
Par hannah - Publié dans : olivette
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 09:42

Me voilà en arrêt de travail, excellent pour cogiter et recogiter, dans la fièvre.

Je me dis "heureusement que ceci ne m'arrive pas il y a deux mois". A l'époque ou "Elle" est partie. A l'époque ou il me fallait de la suractivité pour ne pas péter un plomb, pour la chasser de mes pensées, pour éloigner son image de moi.

Aujourd'hui, la belle aux yeux verts commence à prendre une part de plus importante de mes pensées et de mon temps libre aussi d'ailleurs. Et mieux encore, elle prend soin de moi et je n'ai même rien demandé. Si ça ne faisait pas si mal et si je n'avais pas peur de la contaminer je trouverais ça magnifquement romantique (genre dame aux camélias)

Pourtant, l'autre soir, alors que je prenais mon bus pour redescendre chez moi, les deux images se sont superposées  : "Elle l'autre" et "Elle la présente". Je n'ai rien vu venir, mais quand je me suis représentée la soirée, quand j'ai imaginé ouvrir ma porte, je ne sais plus trop laquelle des deux était derrière.

En fait, je crois que c'était "Elle, l'autre". Par habitude j'imagine. Tant de fois c'était elle derrière cette foutue porte, qu'elle en ait eu les clefs ou pas. Elle, souvent, derrière la porte, puis dans mes bras, puis dans mon lit...

J'ai ragé d'avoir commis cette erreur, ragé d'avoir été dupée par mes souvenirs, ragé d'avoir été si déméritante vis à vis de la belle aux yeux verts. Elle qui ne mérite pas que je pense à une autre alors qu'elle ne pas pas oublié en 5 ans, qu'elle est capable de me dire les mots, les endroits exacts...et moi qui ai l'esprit pollué par son image à "Elle l'autre". Je rage de cette faiblesse. Je rage de cette inconvenance. Je rage de ce manque de contrôle. Je rage car pourtant je ne pense plus à Elle, sauf , visiblement, quand elle me prend en traitre, surprise des vieilles habitudes.

Pourtant de ces vieilles habitudes il me semblait les avoir chassées, remplacées. Mais ce soir là je devais être fatiguée, troublée. C'était son premier soir à la belle aux yeux verts, son premier soir où elle passait la nuit entière chez moi.

Mon esprit, putain d'esprit ,m'a joué un tour malin, une mise en garde peu subtile : "Attention, Hannah, tu recommences, tu recommences sans méfiance...tu sais ce que ça donne à la fin du film : Elle part et tu es triste".

Mais je ne suis pas (toujours) du style à écouter les mises en garde (bien au contraire), alors tête baissée, je fonce, c'est grisant, c'est troublant, c'est doux, c'est excitant. Et tant pis pour la fin, quelle qu'elle soit.

Et toi, "Elle-l'autre", dis toi bien que ça n'a pas marché ton truc.

Par hannah - Publié dans : olivette
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