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Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /2006 11:54

Aujourd'hui je vais m'adresser à toi et t'écrire ce que je ne t'écrirai pas en mail car je sais que tu ne me répondras pas, mais au moins ça ne me mettra pas dans un état d'impatience totale. Je sais que tu n'as pas à me répondre, que tu ne sais pas me répondre et que tu n'as pas envie de répondre. Je sais à quel point tu hais les mots, les paroles et que ce n'est pas pour faire du mal que tu agis ainsi. Je sais que tu cherches à te protéger, mais j'ai encore tant de choses à te dire. Alors voilà, solution simple et efficace...j'écris "au monde", la probabilité que tu tombe un jour sur ce blog étant encore bien moindre que celle de trouver une sirène dans le désert.

Ce matin encore, je me suis  réveillée avec ce vide à mes cotés. J'arrive  bon an mal an :

 - à gérer ton absence la journée,

- ta non existence dans ma vie,

- le fait que je ne doivent plus raisonner à deux,

- le fait que je doivent faire les courses pour 1,

mais le matin au réveil, ce vide m'angoisse encore terriblement.

Tu me manques, mais pas de ce même manque quand tu faisait encore partie de ma vie, d'un manque bien plus physique et douloureux.

Hier quand tu es partie avec les larmes aux yeux je n'ai pas su ce que je devais comprendre. Je ne veux pas me dire qu'il y a encore une chance, plus tard, pour nous.

Je te parlais de la sortie du film "A scanner Darkly", d'après K-Dick. A notre rencontre nous avions dévouvert que c'était notre auteur préféré à chacune, sauf que toi il te manquait d'avoir lu "substance mort (a scanner darkly)" que je t'ai prêté et toi tu m'a prêté le seul que de mon coté je n'avais pas lu ("la jeune fille aux cheveux bruns").

Je t'ai dis que si tu voulais je pouvais avoir des places de ciné moins cher et que nous pourrions y aller. Et là tu est devenue soudain si triste. Tu as grommelé que tu ne te sentais pas de faire ça. Alors j'ai dit, bêtement...

"mais nous ne sommes pas obligées d'y aller ensemble".

Et là tu es partie, les yeux humides et moi le coeur en bouillie.

Je n'ai jamais cru, et d'expérience j'ai raison, que les histoires achevées peuvent recommencer.

Parfois, avec prétention je me dis que tu n'arriveras jamais à trouver quelqu'un qui te conviendrait mieux que moi : nous aimons les mêmes livres, les mêmes films, nous avons la même orientation politque (très engagées à gauche, même si tu est plus anarcho et moi plus coco), nous aimions faire l'amour ensemble (avec ce gode fabriqué de tes mains...doux souvenir), nous aimions les mêmes repas simples,  nous aimions la bière, les jeux vidéos...

Mais tu ne m'aimes plus, moi...

Et je sais, et je sais, et je sais que même si toutes les raisons objectives de m'aimer sont là, s'il n'y a plus  LE TRUC (y'a t'il eu, hier dans la discussion j'ai bien cru que tu laissais entendre que tu t'étais trompée dès le début...quel mal), alors c'est fini, c'est fini.

Je vais bien, je vais bien, ça y'est je vais bien. J'ai digéré, j'ai géré. Ca y'est tout va bien. Ca y'est tu ne me manques plus. Ca y'est je ne te vois plus comme un avenir potentiel. Je vais me répéter ces phrases jusqu'à ce qu'elles deviennent réelles, comme un voyage dans le temps, dans le futur.

C'est ça c'est comme un voyage dans le futur : il suffit de se concentrer très fort sur ces phrases, sur cette situation et elle devient réelle, aussi simple que dans ces livres de SF que l'on affectionne tant.

Je le ferai, pour toi, pour que tu ne te sentes plus coupable de me faire de la peine, pour que tu ne souffres plus  de m'avoir fait de la peine : je t'oublierai.

 

 

Par hannah - Publié dans : olivette
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