Jeudi dernier, je rentre à la maison, le coeur presqu'en joie : j'ai une RTT le lendemain et je vais la retrouver ce soir, j'ai envie de passer un vrai moment avec elle.
Je l'entends frapper à la porte...j'ouvre et là tout de suite je sais...je sais ce qui va se passer. A ce moment là, je n'ai pas encore mal. Je suis froide.
Elle : hannah, je suis une merde....je suis désolée.
Elle fuit au fond de la pièce. Pas un baiser.
Je sais. Je sais déjà tout. Mais j'espère qu'elle va me dire un truc du genre "j'ai cassé un truc chez toi" ou bien "je me suis sérieusement engueulée avec x ou y". J'ai tellement envie que ce soit cela qu'elle me dise....
Moi : tu veux rompre, c'est ça...
Je ne sens encore rien. Je suis comme témoin de la situation...
J'ai besoin de fumer 3 cigarettes et de boire douze bières, là tout de suite. Je suis assommée, je ne veux pas y croire. Je ne veux pas comprendre, je ne veux pas entendre.
Nous discutons jusqu'à l'aube. Buvant et fumant, pleurant. Je passerai aujourd'hui sur ses motivations, j'aurai dans doute l'occasion d'y revenir.
Quoi qu'il en soit : une lueur d'espoir...Elle n'est pas 100% sûre. Je m'engouffre dans la brêche du 1% qui reste...l'espoir, maudit espoir.
J'arrache donc une promesse de rendez-vous pour dans 10 jours...samedi, après-demain...
(Je dois en effet partir le surlendemain pour Paris, pour raisons professionnelles).
Le réveil du lendemain fût des plus difficiles. Peu dormi, le coeur battant, des ondes de chaleurs dans le haut du dos. Les yeux bouffis, la tête prête à exploser. Je lui envoie un mail. Pour lui dire que je l'aime et que je voudrais que l'on se batte et non pas que l'on s'abatte.
Depuis : aucune nouvelle. Aucune réponse à mes mails (ceux qui ne me sont pas retournés "failed"). Son téléphone aux abonnés absents.
Je ne sais pas si elle viendra...je ne sais pas si elle tiendra sa promesse. Je veux y croire car elle n'est pas du genre à mentir. Mais j'ai des tonnes et des tonnes de projections sur ce qui va se passer ce samedi qui me pourrissent la tête...La plupart du temps c'est sa non venue que je gère...que je gère mal évidemment.
Jamais je n'ai connu (enfin que je me souvienne) de semaine si longue....une attente difficile et qui fait mal à l'estomac...
A samedi donc...
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